Comment reconnaître?

Les symptômes, le diagnostic

Vous pouvez reconnaître l’allergie immédiate à la rapidité d’apparition de ses symptômes. Ceux-ci se manifestent de quelques minutes à deux ou trois heures après votre contact avec l’allergène.

Les symptômes de l’allergie aérienne

L’allergie aérienne peut se manifester par :

  • des crises d’éternuements et le nez qui coule ou se bouche régulièrement, des démangeaisons au niveau des narines. C’est alors le signe d’une rhinite allergique, la plus connue étant le « rhume des foins ». Celui-ci est dû aux pollens de graminées. Il survient chaque année, toujours pendant l’été ;
  • une conjonctivite des deux yeux qui rougissent et larmoient, entraînant des difficultés à supporter la lumière. Les lentilles de contact aggravent ces symptômes ;
  • une gêne respiratoire, accompagnée de sifflements pulmonaires et d’un essoufflement, associés, ou non, à une toux. C’est le signe d’une crise d’asthme.

Les symptômes des allergies alimentaires

Elles touchent environ 4,7 % des enfants et 3,2 % des adultes en France. Les aliments responsables et les symptômes varient en fonction de l’âge. Toutefois, le délai d’apparition des symptômes est le même pour tous : il est souvent rapide (de quelques minutes à deux heures après l’ingestion de l’aliment).

Chez l’enfant, les symptômes des allergies alimentaires sont variés.

Il peut s’agir :

  • d’une rhinite et d’un asthme ;
  • de poussées d’eczéma atopique. Fréquentes entre zéro et un an (80 % des cas), elles concernent seulement 4 % des enfants après l’âge de 15 ans. Ces poussées d’eczéma se manifestent par une peau sèche, rouge et des démangeaisons pouvant devenir chroniques.
  • Si l’un des deux parents a un eczéma atopique, le risque pour l’enfant d’en avoir aussi est de 30 % environ.
  • Si les deux parents ont un eczéma, le risque pour l’enfant est de 50 à 70 %.
  • d’une urticaire localisée ou généralisée (associée parfois à un oedème) ;
  • de troubles digestifs. Certains signes doivent vous alerter, surtout en cas de terrain héréditaire. Vous devez systématiquement faire rechercher l’allergie alimentaire en cause si votre nourrisson ou votre jeune enfant a :
  • des douleurs abdominales associées à des coliques et des pleurs fréquents.
  • À noter : il n’existe pas d’allergie au lait maternel,
  • des vomissements et des diarrhées qui entraînent une perte de poids parfois importante,
  • un reflux gastro oesophagien,
  • une constipation ;
  • et beaucoup plus rarement d’un choc anaphylactique.

Chez l’adulte, les symptômes des allergies alimentaires sont plus importants que chez l’enfant.

L’allergie peut se manifester par :

  •  un syndrome oral : il se caractérise par des démangeaisons au niveau du palais, de la gorge et d’un gonflement des lèvres. Ce syndrome apparaît souvent après la consommation de certains fruits crus ;
  • une anaphylaxie induite par l’effort : elle se produit lors de la consommation d’aliments, contenant le plus souvent de la farine de blé ou des épices, suivie d’une activité sportive (jogging, endurance, danse).

Ces symptômes peuvent s’accompagner d’un risque accru de choc anaphylactique (voir encadré ci-dessous).

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le choc anaphylactique, la forme la plus sévère des allergies !

Le choc anaphylactique touche les systèmes :

  •  cardio-vasculaire : troubles du rythme cardiaque ;
  • respiratoire : crise d’asthme ;
  • digestif ;
  • cutanéo-muqueux : oedème et urticaire.

En l’absence d’un traitement d’urgence adapté (injection d’adrénaline en intra-musculaire) et d’une hospitalisation, le choc anaphylactique comporte un risque vital. Les personnes à risque (celles qui ont été confrontées à un précédent choc, moins grave) sont, en général, bien renseignées sur leur maladie. Elles savent comment agir quand les premiers symptômes apparaissent et disposent du traitement.

Le diagnostic des allergies

Lors d’un interrogatoire minutieux, votre médecin va rechercher :

  • les antécédents allergiques déjà connus dans votre famille ou sur le plan personnel ;
  • vos symptômes et leur délai d’apparition par rapport au contact avec l’allergène ;
  • la nature de l’allergène responsable ;
  • la fréquence de vos crises.

Cet interrogatoire et l’examen médical permettent ensuite de décider, si nécessaire, de la nature des tests à effectuer en fonction du mécanisme responsable de votre allergie.

Les tests permettant de confirmer et de déterminer les allergènes responsables sont, selon les cas :

– des tests cutanés ;

– un dosage dans le sang d’anticorps IgE ;

– des tests de provocation aux allergènes.

Source: www.ameli-sante.fr